L'essentiel
- Réunir toutes les photos disponibles dans un seul dossier, puis écarter les doublons et les images floues.
- Compter 5 à 7 secondes par photo pour estimer la durée du montage.
- Préparer une copie sur une clé USB, en plus de celle confiée à l’opérateur funéraire.
Beaucoup de familles partent de ce qui existe déjà : un album, une pochette de tirages, les photos d’un téléphone. Mieux vaut quelques images nettes et parlantes qu’une longue suite d’instantanés qui se ressemblent.
Étape par étape
Ce qu’est un diaporama d’hommage
C’est une suite d’images fixes, diffusée sur un écran pendant la cérémonie, le plus souvent au moment du recueillement. Le contenu varie selon ce que la famille possède : des photos anciennes, des vues récentes, parfois un document écrit de la main de la personne.
Ce qu’il contient d’ordinaire :
Des portraits à différents âges, de l’enfance aux dernières années. · Des photos de famille, de voyages, de fêtes ou de moments ordinaires. · Des images d’un métier, d’un atelier, d’un jardin, d’une passion. · Un ou deux documents : une lettre manuscrite, une carte, un dessin.
À noter : certaines familles préfèrent une seule photo projetée, sans montage. Cette forme simple se tient tout aussi bien.
À quoi il sert pendant la cérémonie
Il donne à voir ce qu’un texte dit mal : un visage qui change, une allure, des habitudes. Il laisse aussi un temps calme à l’assemblée, sans parole à écouter. Les images rassemblées pour l’occasion restent ensuite dans la famille, qui se les transmet.
Ce qu’il permet concrètement :
Montrer la personne à ceux qui ne l’ont connue qu’à une période de sa vie. · Offrir un moment où personne n’a à prendre la parole. · Prolonger ou remplacer un éloge funèbre quand les mots sont difficiles. · Réunir dans un même dossier des photos dispersées entre plusieurs foyers.
Sa place dans le déroulé
Sa place dépend du type de cérémonie. En cérémonie civile, il arrive souvent après les prises de parole. Dans une cérémonie religieuse, l’officiant indique le moment possible, et le choix se décide avec lui.
Moments habituels de diffusion :
À l’accueil, en boucle silencieuse, pendant que l’assemblée s’installe. · Au cœur du recueillement, avec une musique choisie. · Juste avant la sortie, en clôture des hommages.
À vérifier : l’accord de l’officiant ou du maître de cérémonie sur le moment retenu.
Le rythme des images et la musique
Comptez 5 à 7 secondes par photo, en laissant la première et la dernière image un peu plus longtemps à l’écran. Gardez une seule image par occasion, alternez portraits et photos de groupe, et préférez un fondu simple à une transition visible. Un seul morceau suffit souvent : partir de ce que la personne écoutait reste le repère le plus sûr, et la fin du montage se cale sur la fin du morceau.
Morceaux souvent choisis pour accompagner des images :
Gymnopédie n° 1, Erik Satie · Canon en ré majeur (Canon et gigue, T. 337), Johann Pachelbel · Les Feuilles mortes, Yves Montand · Mistral gagnant, Renaud · La Bohème, Charles Aznavour
À savoir : les droits de diffusion relèvent de l’opérateur funéraire. D’autres pistes figurent dans cet article sur la musique de cérémonie.