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Texte pour un enterrement :3 exemples de discours à lire

Conseils5 min de lecture

Un texte pour un enterrement est une courte lecture faite devant l’assemblée, qui dit qui était la personne et ce qu’elle laisse. Voici trois discours pour un enterrement, à reprendre et à adapter.

Illustration : Texte pour un enterrement : 3 exemples de discours à lire

L'essentiel

  • Choisir le ton avant les mots : sobre, narratif ou lumineux, selon la personne et l’assemblée.
  • Remplacer les crochets par un prénom, une date, un lieu, un détail vrai.
  • Imprimer le texte en gros caractères et en garder une copie confiée à une autre personne.

Les trois textes qui suivent se lisent tels quels. Remplacez [Prénom] et les repères entre crochets, gardez les phrases qui ressemblent vraiment à la personne, supprimez les autres sans scrupule. Un texte plus court et juste vaut mieux qu’un texte complet et emprunté.

Étape par étape

  1. Un discours sobre

    Ce ton convient à une assemblée nombreuse, ou quand les mots viennent difficilement. Les phrases restent brèves et factuelles.

    « Nous sommes réunis aujourd’hui pour [Prénom], née le [date] à [lieu], et qui nous a quittés le [date].

    [Prénom] a vécu [nombre] années à [ville]. Elle y a travaillé comme [métier] pendant [nombre] ans. Elle y a élevé [nombre] enfants.

    Celles et ceux qui l’ont connue se souviennent de [qualité : sa franchise, sa patience, son calme]. Elle ne parlait pas beaucoup, mais elle était là quand il fallait.

    Au nom de [la famille / ses amis], je remercie chacun d’être venu. Votre présence compte.

    [Prénom], nous te disons au revoir. »

    À noter : ce format tient en une minute. Il peut être lu par une personne de l’entourage comme par le maître de cérémonie.

  2. Un discours qui raconte une vie

    Ce ton suit le fil des années. Il convient quand l’assemblée réunit des personnes qui n’ont connu qu’une partie de la vie de la personne.

    « [Prénom] est né en [année] à [lieu], dans une famille de [repère : agriculteurs, cheminots, commerçants]. Il parlait souvent de [souvenir d’enfance].

    À [âge] ans, il est entré [à l’usine, à l’école, à l’atelier] de [lieu]. Il y est resté [nombre] ans. Il disait souvent : [phrase qu’il répétait].

    En [année], il a rencontré [Prénom]. Ils se sont installés à [lieu]. Ensemble, ils ont [repère : construit la maison, tenu le commerce, voyagé chaque été vers].

    Il aimait [passion : le jardin, la pêche, les cartes du dimanche]. Ceux qui venaient chez lui repartaient toujours avec [détail concret].

    Ces dernières années, il a [repère factuel : continué à voir ses amis, gardé son jardin, écrit à ses petits-enfants].

    Voilà ce qu’était [Prénom]. Merci d’être venus l’accompagner. »

    À vérifier : les dates et les lieux, auprès d’une autre personne de l’entourage, avant d’imprimer.

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Suite : Étape par étape

  1. Un discours lumineux

    Ce ton laisse place au sourire. Il convient quand la personne avait de l’humour, et quand l’assemblée le sait.

    « [Prénom] détestait les discours. Elle aurait dit : [formule qu’elle employait]. Alors celui-ci sera court.

    Elle avait [trait de caractère : un caractère entier, un rire qu’on entendait de la rue, l’art de dire les choses]. Elle était [qualité] et [petit défaut assumé], et personne n’a jamais réussi à la changer.

    Il y a [souvenir précis : la fois où elle a, le jour où elle est arrivée avec]. Beaucoup d’entre vous s’en souviennent.

    Elle a aimé [ce qu’elle aimait : la musique, la mer, les repas qui durent]. Elle nous a appris [ce qu’elle transmettait].

    Nous repartirons tout à l’heure avec tout cela. Merci, [Prénom]. »

    À noter : une touche d’humour passe mieux en milieu de texte qu’en première phrase.

  2. À préparer avant la lecture

    Quelques gestes simples rendent la lecture plus sûre le jour venu.

    Désigner qui lit, et prévoir une deuxième personne capable de prendre le relais sans préparation. · Compter deux à trois minutes de lecture environ, ce qui représente à peu près 300 à 400 mots. · Imprimer le texte en corps 16 au minimum, interligne large, sur une seule face, sans agrafe. · Confier une copie imprimée au maître de cérémonie, et en garder une dans une poche ou un sac. · Vérifier si le texte figure aussi dans le livret remis à l’entrée, ce qui change sa mise en forme.

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Questions fréquentes

Qui peut lire un texte pendant les obsèques ?

Toute personne de l’entourage peut lire, et le maître de cérémonie lit à la place de la famille si elle le préfère. Certaines familles répartissent la lecture entre deux ou trois personnes, chacune prenant un paragraphe. Rien n’oblige à lire soi-même : confier le texte reste un choix parmi d’autres, et l’assemblée entend les mêmes mots.

Quelle différence entre un texte et un éloge funèbre ?

Un texte pour un enterrement désigne toute lecture faite devant l’assemblée : poème, lettre, quelques phrases. L’éloge funèbre est plus construit, il retrace une vie et se place généralement avant le dernier adieu. Pour une version détaillée de cette seconde forme, l’article sur écrire un discours d’adieu en donne la structure.

Que faire si la voix ne tient pas pendant la lecture ?

Une pause de quelques secondes suffit le plus souvent, et l’assemblée attend sans gêne. La copie confiée à une autre personne permet de passer le relais à voix haute, sans explication. Beaucoup de familles préparent aussi une courte phrase de secours à dire avant de se rasseoir, par exemple « Je vous remercie d’être là ». Les mots écrits sur une carte remise ensuite peuvent prendre le relais.

Article rédigé par Édouard D., fondateur et directeur de création du Studio AdLumina.